VAN GOGH, AUTOPORTRAIT



VAN GOGH, AUTOPORTRAIT

DATES :
– vendredi 11 avril à 20h30
– samedi 12 avril à 20h30
– dimanche 13 avril à 16h30

Textes tirés de la correspondance de Vincent van Gogh et de Van Gogh le suicidé de la société d’Antonin Artaud

« Les peintres ne parlent pas, ils peignent. » a-t-on coutume d’entendre.

Van Gogh ne dérogeait pas à la règle, ses difficultés à communiquer oralement avec autrui étant notoires. Mais s’il parlait peu, il écrivait beaucoup. On a retrouvé plus de 900 lettres signées de sa main, la majorité à l’adresse de son frère Théo. Cette correspondance, parmi les plus célèbres de l’histoire de l’art, est chargée d’espoirs et de désillusions, d’amertume et d’exaltation. C’est dans ce précieux trésor qu’a choisi de se plonger Jean O’Cottrell pour tirer la matière première de son spectacle. Il est aussi allé chercher du côté d’Antonin Artaud et de son « Van Gogh, le suicidé de la société ».

Grand bien lui a pris, puisque, entre ombre et lumière, le portrait intime qu’il nous offre du génie nous a définitivement comblés. La réussite passe d’abord par le montage intelligent des lettres retraçant les moments clés de l’existence du peintre, dans un ordre chronologique. Il est question de peinture, de couleur, de travail bien sûr, mais aussi de solitude, de démence et d’une incroyable réflexion sur la place de l’artiste dans la société. Un chevalet, une toile, une chaise, un vase suffisent ici à nous transporter.

La mise en scène est particulièrement soignée. Elle dessine elle-même un véritable tableau. O’Cottrell nous fait voyager autant dans les œuvres du peintre que dans sa tête et dans son cœur. Se mettre dans la peau de Vincent Van Gogh : l’exercice était périlleux. Mais le comédien s’en sort à merveille. Tout y est : la sensibilité, l’émotion et la réflexion. La simplicité se conjugue ici à l’élégance et c’est précisément ce qui installe dans la salle une écoute quasi-religieuse.

« Que la vie devienne aussi belle que dans une simple toile de Van Gogh et pour moi ce sera assez »: il y a fort à parier qu’à la fin de la représentation, vous acquiescerez dans un profond soupir au rêve qu’Antonin Artaud formulait en 1949. Et vous serez saisi par une irrépressible envie d’aller vous replonger dans la correspondance de l’homme au chapeau de paille. » PARISCOPE – Dimitri Denorme

Montage, réalisation et jeu : Jean O’Cottrell

Compagnon artistique : François Chattot

Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne-CDN et D’un Acteur, l’Autre